SYLVAIN CLOUPET : «La Tunisie peut devenir au niveau académique le 1er pays en termes de mobilité pour l’Europe»

 
Article paru sur Entreprises Magazine le 21 août 2017

 

 

SYLVAIN CLOUPET : «La Tunisie peut devenir au niveau académique le 1er pays en termes de mobilité pour l’Europe»

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Si vous nous présentez Campus France en Tunisie ?


Notre rôle est de faire la promotion des études en France, de valoriser et de présenter l’ensemble de nos formations françaises. C’est surtout faciliter l’accès à ces formations pour les étudiants tunisiens en les accompagnants dans ce parcours pour avoir une ouverture à l’international. Nous les conseillons sur les formations existantes, nous les orientons vers les parcours universitaires compatibles avec leur projet professionnel et de s’assurer qu’ils ont les bonnes capacités pour suivre ces études et ce, afin de leur donner les meilleures garanties de réussite.

C’est l’ensemble de ces services que nous réalisons quotidiennement dans nos espaces Campus France. Concernant le lien entre les étudiants tunisiens ou étrangers résidents en Tunisie et les établissements français, toute la procédure est dématérialisée, l’étudiant n’a pas besoin de se déplacer en France, nous assurons le lien avec ces établissements en accompagnant le jeune dans son projet d’études en France dans toutes ses étapes depuis la genèse du projet jusqu’à sa finalisation en facilitant l’obtention du visa d’étude. Dans ce cadre, nos équipes dans nos 3 antennes en Tunisie : Tunis, Sousse et Sfax, organisent actuellement des ateliers «d’aide au départ» pour informer et accompagner les étudiants tunisiens sélectionnés pour trouver un logement, expliquer les procédures universitaires françaises, les possibilités de restauration universitaire, le transport, les possibilités d’aides financières comme les bourses et toutes les informations pratiques pour leur faciliter leur voyage.

 

Quel est l'apport de Campus France dans l'Enseignement supérieur en Tunisie ?

 

Dans le cadre de nos accords de coopération avec la Tunisie, nous menons des actions conjointes avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique qui visent à échanger sur nos systèmes d’enseignement supérieur ; je rappelle à ce sujet, que le Salon des diplomations franco-tunisiennes (dénommé également Salon Campus France) que nous organisons chaque année est réalisé en partenariat étroit avec le ministère tunisien. En matière d’éducation, l’appui de la France à la Tunisie est notre priorité. Campus France est un des outils de cette coopération.

 

Y a t-il du nouveau concernant les dispositifs pour poursuivre des études en France ?

 

Afin de faciliter les démarches pour les étudiants, nous avons basculé depuis l’année dernière sur une nouvelle application plus ergonomique et plus facile d’utilisation par les jeunes. Par ailleurs, nous avons également mis en place une nouvelle procédure totalement dématérialisée allégeant la démarche et réduisant les déplacements des jeunes à l’espace. Un étudiant peut ainsi préparer un projet d’études et faire le choix des établissements en ligne à partir de notre application.

 

Quelles sont vos perspectives à moyen et long terme?

 

La politique de la France est de renforcer toujours son appui de ce secteur pour la Tunisie. D’abord, par le biais d’une coopération plus étroite entre nos établissements français et ceux tunisiens en colocalisant ces établissements en Tunisie. Notre deuxième objectif est de favoriser d’autres échanges que le suivi des études entre nos étudiants des deux rives de la Méditerranée. Cette jeunesse sera la société civile tunisienne de demain et, partout dans le monde, ce sont actuellement des bénévoles au sein des clubs et association étudiantes dans les établissements. Nous devons soutenir ces actions et renforcer nos échanges. Dans ce contexte, il est à noter que les relations internationales et les échanges internationaux sont primordiaux pour toutes les études et que l’étudiant doit avoir une expérience à l’international, ce que Campus France essaye de promouvoir partout dans le monde.

 

L'enseignement supérieur privé s'est doté d'une Fédération. Quel est votre point de vue à ce sujet et quels sont vos rapports avec cette Fédération?

 

Nous sommes en contact avec la Fédération tunisienne de l’Enseignement Supérieur Privé et les services concernés à l’UTICA pour connaître leurs besoins et orienter nos possibilités de coopération dans les prochaines années. D’une manière générale, nous observons le développement rapide de ces dernières années du secteur de l’enseignement supérieur privé. En parallèle, des accords bilatéraux se créent avec des établissements français et nous avons la volonté de les suivre et de les accompagner. Pour cela, nous souhaitons renforcer nos échanges avec la Fédération. Le deuxième objectif c’est d’accompagner l’ensemble de ce développement pour toute la Tunisie en misant sur l’attractivité régionale et subsaharienne de ce pays, reconnu pour la qualité de ses diplômes homologués par l’Etat. Notre mission volonté est d’accompagner et d’aider la Tunisie dans cette promotion et cette attractivité de l’enseignement supérieur public et privé.

 

Comment Campus France pourra-t-il jouer le rôle de pont entre l'Afrique et l'Europe, d'une manière générale, au niveau de la mobilité des étudiants ?

 

La Tunisie peut devenir au niveau académique le 1er pays en termes de mobilité pour l’Europe eu égard à l’attractivité de son système d’enseignement supérieur. Campus France est présent dans la plupart des pays de l’Afrique notamment en Afrique Subsaharienne et nous bénéficions d’atouts pour favoriser un vrai pont entre la Tunisie et l’Europe. D’autant plus que l’Europe et la France en particulier appuient la Tunisie pour tendre vers une fluidité les mobilités internationales entre les pays.


En conclusion, je veux souligner l’importance d’être tourné vers l’international pour tous les diplômés de l’enseignement supérieur à travers le monde. Connaître les autres cultures, les comprendre, pratiquer des langues étrangères et s’imprégner de toutes ces différences sont autant d’atouts qu’aura un diplômé sur un marché de l’emploi qui sera mondial. Ces compétences acquises seront également une source d’attractivité pour les entreprises internationales désireuses de s’implanter en Tunisie. Campus France et les établissements d’enseignement supérieur français offrent ses opportunités de réussite.